Category: Livres,Romans et littrature,Littrature italienne
Les Anges distraits Details
Des récits où Pasolini célèbre le paradis perdu de son enfance. Un recueil qui éclaire le trajet d'un écrivain qui fut souvent victime de sa propre légende.
Reviews
La photo d'ouverture, ainsi que le texte de prsentation de la quatrime de couverture sont des plus prometteurs et explicites : "... et enfin dcouvre, dans un mlange douloureux de crainte et de bonheur, sont attirance pour les anges distraits, enfants et adolescents dont la beaut le bouleverse" . Au pralable, il est toujours ncessaire de dissocier le terme "attirer" de celui d'agresser. Amalgame terrible, injuste, insultant et rbarbatif trop souvent matriculer ceux, dont je suis, qui dvouent exclusivement de leur regard et de leur tendresse cette aspect contemplatif, admiratif et blouie, au devant de cette motive esthtique physique dont sont anoblie ses gamins masculins, sans jamais essayer de frelater conte leurs grs l'innocence et la puret de ces derniers. C'est la prisme jeunesse adulte enseignante et fdratrice de l'existence de Pasolini (foisonner de deux courts romans) qui est relat ici, avec une pudeur toute relative et une sincrit qui s'y immisce sans avoir t saisi de la moindre contrainte rpulsive. Dcupl d'vnements en rencontres, ducations, transmissions et affinits, envers principalement les enfants et adolescents, qui vont alors progressivement riger une philosophie de vie nonciatrices de convictions forger sans apne active concrte et qui jamais ne vont s'branler par la suite. Parsem d'un hommage sans faille la terre racinienne de sa mre, au travers de somptueux paysages qui vont paralllement nous faire rver, puis enfin altern de doutes, de craintes, de fatalismes, d'motions, de certitudes, de convictions profondes, d'espoirs et de nostalgies par instants poignantes (l'vocation de sa maman), le livre russit globalement saisir et maintenir une certaine attention, tout juste quelquefois rfrne par une frnsie admiratrice quelque peu introvertie. D'ou ma prcdente rflexion de "relative pudeur". L'motion n'est donc pas systmatiquement voluptueusemement dcuple, comme j'avais pu le constater dans d'autres descriptifs de l'exceptionnelle beaut enfantine masculine, avec en illustration atypique le "Note amour", "Roy", ou "Les amitis particulires" de Roger Peyrefitte, ou bien encore "Voyage avec deux enfants" de Herv Guibert. Toutefois le bouquin force le respect, de part une fois encore sa trs grande sincrit, puis la fascination et profond intrt que dvoue alors Paolo ses trs jeunes lves, essayant notamment de se dissocier singulirement des sempiternelles mthodes d'ducations prodiguer alors (... "mais prsent, devant ces visages qui taient l'image mme du naturel, avec leur yeux clairs et leurs joues chaudes, dont l'clat rivalisait avec celui de leurs chandails multicolores, son discours prfabriqu tait vraiment inutilisable. Don Paolo eut alors une heureuse impulsion : d'un haussement d'paule, il envoya au diable les conventions et improvisa une toute autre leon"), comme l'introduction de jeux et de symboles pour rendre distrayante les bases de rgles grammaticales les plus antipathiques, puis de quelques autres extraits textuels qui m'on particulirement marqus : "... une femme et un garon de treize ans entrrent dans le compartiment... Le jeune homme Renato, tait intrss par le garon, un beau type blond, la bouche longue et bien dessine, aux yeux bruns; il portait une blouse turquoise, avec une rayure rouge sur la poitrine et des culottes courtes... D'ailleurs, ce prtre lui tait sympathique : il n'avait pas la mine de ceux qui giflent les enfants sur les marches de l'autel s'ils perturbent la messe, ni de ceux qui sont ennuyeux, quand ils enseignent le catchisme ou quand ils confessent"... "Le garon aussi le regardait du coin de l'oeil, tout en cachant, derrire sa douceur inexpressive, la plaisir qu'il prouvait se sentir reconnu de l'aumonier"... "... Il est en train de grandir et ne s'en aperoit pas, il marche tranquillement, comme si sa beaut n'tait que son ombre. Quelle affection me lie dsormais mes lves et comme j'aimerais faire quelque chose pour eux !...". Au final un rsultat trs apprciable et mme si je le situe un niveau au dessous de certaines grandes oeuvres de Roger Peyrefitte, Tony Duvert, ou Herv Guibert, le livre n'est malgr tout pas prs de quitter les rangs (trs) serrs de mon abondante bibliothque. Trs honorable !


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